Thulin
Voilà un titre que les siècles n’ont guère modifié. Déjà en 1139, on nommait cette localité Tulin. C’est un nom propre, Tullinus ou Tullus, fort usité chez les Romains ; le nom primitif devait être Tullini (mansio ou terra) la demeure ou la terre de Tullinus. Son territoire fut habité sous le Haut et le Bas Empire. On a retrouvé, vers Montroeul-sur- Haine surtout, dans les marais, nombre de débris romains, notamment un trésor contenant 535 monnaies en argent, allant du règne des empereurs Septime-Sévère à Gallien.HistoireAu XIIe siècle La seigneurie de Thulin relevait de Boussu, mais elle était possédée avec Dour, par une seule famille.Vers 1152, Guillaume, son seigneur, était en Angleterre, mourant et, par testament fait devant des nobles de ce pays, il céda une partie de Dour à l’abbaye de Saint-Ghislain ; Hainin était une dépendance de ce village au point de vue religieux. Ses hameaux principaux sont Poningue, Ponenghes () qui vient, peutêtre, du roman ponant, l’occident; Sairut ou Sairue, Saurut le lieu planté de saules; Sardon anciennement Sarton le petit essart; Dibihan, que l’on retrouve orthographié en 1410, Dimibehan, Duilbehan, Duibehan, plus tard Dibiham et Debiham le Saint Homme, qui rappelle un calvaire; Marais ; Canteraine, lieu où coassent les raines; Hauterue. La Haine et le ruisseau des Sequis (Sequich en 1410) arrosent le territoire.1664 : Des textes nous signalent que l'enseignement était déjà dispensé à cette époque à Thulin.Période autrichienne (1714 - 1794)1779 : Il y avait deux maîtres d'école à Thulin pour une population de 95 enfants.1792 : Thulin est sous le régime autrichien. Le 24 avril, une délégation d'officiers français, conduite par le lieutenant-colonel Foissac-Latour vient signifier la déclaration de guerre au général Beaulieu, commandant des troupes autrichiennes cantonnées dans la région de Mons. Le 29 avril, l'armée française tente une invasion vers Mons, mais elle est arrêtée à Quaregnon. Les Français battent en retraite. Le 20 octobre, le lieutenant-général des armées de la République française, Dumouriez, décide d'entreprendre personnellement l'invasion des provinces belges. Son armée est composée de 40.000 hommes et 100 canons. Le 28 octobre, l'avant-garde de Dumouriez s'empare de . Il ne fait aucun doute pour les Autrichiens que le but des Français est de s'emparer de Mons en passant par Thulin. Le 2 novembre, le général autrichien Staray fait occuper Thulin. Le 3 novembre, les troupes françaises (avec la Légion belge en tête) et autrichiennes s'affrontent à Thulin. L'attaque des belges est irrésistible, les Autrichiens abandonnent Thulin et se replient vers Boussu avant de contre-attaquer et ainsi d'obliger les alliés à se retirer vers Quiévrain. Le 4 novembre, la Légion belge renouvelle une offensive et s'empare alors de Thulin. Le 5 novembre, à Boussu, nos villageois furent réquisitionnés pour relever les blessés sur les champs de bataille, enterrer les cadavres des soldats et des chevaux. Durant ces deux combats, il y aura un peu plus de deux cents morts, des tombes seront alors creusées un peu partout.En 1793 : Une armée autrichienne forte de 40.000 hommes entre en campagne le 1er mars pour reconquérir les Pays-Bas. Aidés par les troupes prussiennes, ils vont parvenir à leur fin. Le 27 mars, les Autrichiens entrent dans Mons et obligent les Français à se retirer dans leur pays. Des troupes autrichiennes cantonnent dans nos villages. Thulin aurait eu le privilège d'accueillir l'Archiduc Charles, général en chef des armées impériales.Période française (1794 - 1815)En 1794 : La guerre n'est pas finie, le 27 juin, les Français remportent la bataille de Fleurus. Cette deuxième occupation va durer 20 ans